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Sommaire

Installation d’une terrasse estivale à Paris en 2026 : réglementation et démarches

Installer une terrasse estivale à Paris permet d’augmenter sa capacité d’accueil et de profiter pleinement de la saison touristique. Ce dispositif, autorisé du 1er avril au 31 octobre, est toutefois strictement encadré par le Règlement des Étalages et Terrasses (RET).
Avant toute installation, une autorisation délivrée par la Ville de Paris est obligatoire. Implantation sur le trottoir ou sur un espace de stationnement, horaires, mobilier autorisé, redevance : chaque étape doit être anticipée et scrupuleusement respectée pour éviter les sanctions.
Voici le guide complet pour installer votre terrasse estivale à Paris en conformité avec la réglementation en vigueur en 2026.

L’essentiel à retenir
L’installation d’une terrasse estivale à Paris est soumise aux règles suivantes :
→ Période d’exploitation : du 1er avril au 31 octobre
→ Horaires : jusqu’à 22h (sous réserve des éventuelles extensions saisonnières décidées par la Ville)
→ Autorisation obligatoire via le dépôt d'un dossier sur le compte Mon Paris
→ Délai d’instruction : environ deux mois
→ Redevance forfaitaire pour sept mois d’occupation
→ Cadre réglementaire : Règlement des Étalages et Terrasses (RET)

Les démarches pour installer une terrasse estivale à Paris en 2026

L’installation d’une terrasse estivale sur le domaine public ne peut intervenir qu’après obtention d’une autorisation délivrée par la Ville de Paris. 
Dans quels cas devez-vous constituer un dossier ?

Un dépôt de dossier pour pouvoir mettre en place une terrasse estivale est nécessaire dans les cas suivants : 

  • si votre autorisation actuelle n’est pas reconductible automatiquement (cette mention figure dans l’arrêté qui vous a été délivré) ;
  • si vous souhaitez modifier l’implantation, la surface ou les caractéristiques de votre terrasse existante ;
  • si vous déposez une demande pour la première fois.

Pour sécuriser votre projet et éviter tout retard en début de saison, il est recommandé d’anticiper chaque étape de la procédure.

Étape 1 – Vérifier l’éligibilité de votre établissement

Le dispositif des terrasses estivales s’adresse principalement aux établissements de restauration et de débit de boissons. Les cafés, bars, restaurants, salons de thé et glaciers sont naturellement concernés. Les hôtels et certains établissements culturels peuvent également en bénéficier, à condition de disposer d’un espace de restauration intérieur. Les librairies et disquaires sont désormais éligibles sans condition spécifique.

Dans tous les cas, l’établissement doit disposer d’une façade ouvrant directement sur la voie publique. Il est également indispensable de vérifier si des règles particulières s’appliquent dans votre arrondissement, certaines zones comme le secteur du canal Saint-Martin faisant l’objet de chartes locales spécifiques.

Étape 2 – Préparer un projet cohérent et conforme

Avant même de déposer votre demande, il est essentiel de définir précisément votre projet d’implantation. Cette phase préparatoire permet de vérifier que la terrasse envisagée respecte les règles de circulation, de sécurité et d’intégration dans l’espace public.

Il s’agit notamment d’anticiper les contraintes liées à la largeur du trottoir, à la présence de mobilier urbain, aux accès d’immeubles ou aux exigences d’accessibilité. Le choix du mobilier doit également être réfléchi en amont afin de s’assurer qu’il correspond aux prescriptions du Règlement des Étalages et Terrasses.

Un projet préparé avec rigueur facilite l’instruction du dossier et limite les risques de demande de pièces complémentaires ou de refus.

Étape 3 – Déposer la demande via le compte « Mon Paris »

La demande d’autorisation s’effectue exclusivement en ligne, via le compte « Mon Paris ». Le commerçant doit y déposer l’ensemble des pièces justificatives requises :

  • Un justificatif de l’activité commerciale exercée,
  • Un document attestant de l’occupation régulière du local (bail commercial ou titre de propriété),
  • La description détaillée de l’installation précisant le mobilier utilisé, les matériaux employés et les mesures mises en place pour assurer la sécurité des clients, laisser la libre circulation des piétons et préserver la tranquillité des riverains,
  • Un plan précis et côté permettant de situer la terrasse par rapport au commerce et aux éléments de mobilier urbain existants,
  • Si la terrasse empiète sur l’espace d’un commerce voisin, l’accord écrit du gérant de l’établissement concerné est requis.

Aucune installation ne peut être mise en place avant la délivrance formelle de l’autorisation. L’occupation du domaine public sans arrêté constitue une infraction.

Étape 4 – Anticiper le délai d’instruction

Une fois la demande déposée, le dossier est examiné par les services de la Ville, puis transmis à la mairie d’arrondissement compétente. Le délai moyen d’instruction est d’environ deux mois.

Il est donc fortement conseillé d’anticiper cette démarche, idéalement dès le début de l’année, afin de disposer de l’autorisation dès l’ouverture de la période d’exploitation.

Étape 5 – Exploiter la terrasse dans le respect de l’arrêté

L’autorisation délivrée est personnelle et tacitement reconductible chaque année. Elle ne peut être ni cédée ni transférée. En cas de modification de l’activité exercée ou de changement de propriétaire, une nouvelle demande doit impérativement être déposée.

Accordée à titre temporaire et révocable, cette autorisation peut être suspendue ou retirée à tout moment si la réglementation applicable aux terrasses estivales n’est pas respectée — notamment en cas de nuisances sonores, de non-conformité de l’installation ou d’occupation excessive de l’espace public. Elle peut également être remise en cause si des travaux ou des aménagements programmés sur la voie publique nécessitent la libération de l’emprise autorisée.

Le commerçant est tenu d’afficher en vitrine l’arrêté municipal d’autorisation, accompagné du document précisant les engagements à respecter dans le cadre de l’exploitation de la terrasse. Ces documents doivent être visibles depuis l’espace public afin de permettre le contrôle par les agents assermentés de la Ville de Paris et de la Préfecture de Police.

Une fois l’autorisation obtenue, l’aménagement de la terrasse doit respecter strictement le Règlement des Étalages et Terrasses.

Réglementation des terrasses estivales à Paris : ce que prévoit le RET

Le Règlement des Étalages et Terrasses (RET), publié en 2021, définit les conditions d’implantation et d’exploitation des terrasses estivales. Ce cadre vise à concilier activité commerciale, sécurité des usagers et tranquillité des riverains.

Une période d’exploitation strictement définie

Les terrasses estivales sont autorisées du 1er avril au 31 octobre.
L’exploitation de la terrasse est autorisée jusqu’à 22 heures. L’an passé, une extension a été possible jusqu’à 23 heures mais cette disposition n’a pas encore été confirmée pour l’été 2026.

En dehors de ces plages horaires, la terrasse ne peut plus accueillir de clientèle. Le mobilier doit être rangé à l’intérieur de l’établissement ou empilé de manière à ne pas entraver la circulation des piétons ou des services de propreté.

Implantation sur trottoir : préserver la circulation des piétons

L’installation sur trottoir est possible le long de la façade du commerce, et peut s’étendre, sous conditions, devant un commerce voisin ou un mur aveugle.

Toutefois, plusieurs principes s’imposent :

  • Un passage libre d’au moins 1,60 mètre entre l’extrémité du mobilier et le trottoir doit être maintenu en permanence pour permettre la circulation des piétons et l’accessibilité des personnes à mobilité réduite.
  • La largeur minimale de la terrasse est de 60 centimètres.
  • L’installation ne peut en aucun cas obstruer une entrée d’immeuble ni gêner l’accès des secours.

Lorsque la largeur du trottoir le permet, une contre-terrasse peut être installée en bordure, à condition de maintenir un espace libre de 1,80 mètre permettant le passage piéton.

Implantation sur place de stationnement : des exigences spécifiques

L’occupation d’une ou plusieurs places de stationnement situées devant le commerce est également possible, sous réserve qu’il ne s’agisse pas d’emplacements réglementés (places réservées aux personnes en situation de handicap, taxis, livraisons, deux-roues, transporteurs de fonds).

En l’absence de places disponibles directement devant l’établissement, une contre-terrasse peut être aménagée sur des emplacements situés de l’autre côté de la chaussée, même si celle-ci est passante, à condition que la sécurité des usagers soit assurée.

Dans tous les cas, des aménagements spécifiques sont obligatoires. La terrasse doit être installée sur un platelage en bois, posé sans fixation et parfaitement aligné avec le trottoir. Un espace libre d’au moins 25 centimètres doit être maintenu sous le plancher afin de permettre l’écoulement des eaux pluviales. Les marquages au sol matérialisant les places de stationnement doivent rester visibles pour les automobilistes.

Des barrières de protection doivent être fixées latéralement et côté voirie. Elles doivent être ajourées et ne pas dépasser 1,30 mètre de hauteur. L’usage de matériaux occultants – tels que voilage, bambou, canisse ou plaque de PVC - est interdit, tout comme l’installation d’enseignes ou de supports publicitaires.

Mobilier et équipements : sobriété et intégration urbaine

L’aménagement d’une terrasse estivale est strictement encadré afin de préserver l’esthétique des rues parisiennes, la sécurité des usagers et la tranquillité des riverains. La terrasse doit demeurer légère, sobre et facilement démontable.

Sont autorisés les tables, chaises, parasols, chevalets et porte-menus sur pied, à condition qu’ils respectent les dimensions prévues par le règlement et ne débordent pas de l’emprise autorisée. Les parasols, même ouverts, ne doivent pas empiéter sur l’espace dédié à la circulation des piétons ou sur la chaussée. L’utilisation de mobilier en matériaux biosourcés est encouragée.

Une végétalisation modérée est admise. Les jardinières et plantes en pots sont autorisées à condition de ne pas obstruer la visibilité et de ne pas dépasser 1,30 mètre de hauteur. L’attention portée à l’esthétique globale de la terrasse est essentielle : l’installation doit s’intégrer avec cohérence dans le paysage urbain environnant.

Certains équipements sont strictement interdits :

  • Les bâches, barnums, toits, tapis et revêtements de sol, ainsi que toute construction en bois de palette,
  • Les brumisateurs, appareils de chauffage, éclairages extérieurs, télévisions et raccordements électriques,
  • Tout dispositif de diffusion de musique, qu’il soit installé à l’extérieur ou amplifié depuis l’intérieur du commerce. 

Le commerçant demeure responsable de l’entretien régulier de la terrasse et de ses abords. Le passage des engins de nettoyage de la Ville doit rester possible et l’écoulement des eaux ne doit pas être entravé. Il lui appartient également de veiller à limiter les nuisances sonores induites par l’exploitation de la terrasse, en particulier en soirée.

À la fin de la période autorisée, soit au 1er novembre, l’ensemble des installations doit être entièrement démonté et retiré du domaine public, sans laisser de structure fixe ou de résidu au sol.

Combien coûte une terrasse estivale à Paris ?

L’installation d’une terrasse estivale sur le domaine public est soumise au paiement d’un droit de voirie. Son montant est forfaitaire pour l’ensemble de la période autorisée, soit du 1er avril au 31 octobre, même si l’autorisation est obtenue après le début de la saison. La redevance fait l’objet d’une facturation par la Ville de Paris après délivrance de l’arrêté, conformément aux délibérations tarifaires en vigueur.

Comment est calculée la redevance ?

Le tarif varie en fonction de plusieurs critères :

  • La surface occupée par la terrasse,
  • La localisation du commerce, avec cinq niveaux tarifaires selon la commercialité de la voie
  • Le type d’équipements installés et leur positionnement par rapport à la voirie.

Plus l’emplacement est situé dans une zone à forte attractivité commerciale, plus le tarif au mètre carré est élevé.

Pour estimer le montant applicable à votre situation, la Ville de Paris met à disposition un simulateur des taxes et droits de voirie accessible en ligne.

Un coût à anticiper dans votre modèle économique

Le droit de voirie doit être intégré dans le prévisionnel d’exploitation de la terrasse. Il s’ajoute aux éventuels coûts d’aménagement (platelage, barrières, mobilier conforme).

Il est donc recommandé d’évaluer précisément la surface réellement nécessaire, afin d’optimiser l’équilibre entre capacité d’accueil et niveau de redevance.

Contrôles et sanctions : ce qu’il faut savoir

Les terrasses estivales font l’objet de contrôles réguliers réalisés par les agents assermentés de la Ville de Paris ainsi que par la Préfecture de Police. Ces contrôles portent principalement sur le respect des horaires d’exploitation, la conformité de l’installation et la prévention des nuisances sonores.

Des vérifications fréquentes en période estivale

Pendant la saison, des patrouilles de la police municipale sont renforcées, notamment en soirée. Les agents peuvent vérifier :

  • la largeur effective de la terrasse ;
  • la présence et la conformité du mobilier ;
  • l’affichage de l’arrêté municipal ;
  • le respect des horaires autorisés ;
  • l’absence de dispositifs interdits (chauffages, bâches, diffusion musicale extérieure, etc.).

Les erreurs fréquemment constatées lors des contrôles
→ Parasols débordant sur la chaussée
→ Mobilier non démontable
→ Terrasse dépassant l’emprise autorisée
→ Diffusion de musique extérieure
→ Absence d’affichage visible de l’arrêté municipal

Les riverains peuvent également signaler des infractions via le 3975 ou l’application DansMaRue.

Une gradation des sanctions

En cas de manquement constaté, les mesures appliquées varient selon la gravité et la répétition des infractions.

Un premier écart peut donner lieu à un avertissement. En cas de non-conformité persistante, des amendes pouvant aller de 68 € à 500 € peuvent être infligées. Des mesures plus restrictives peuvent également être prises, telles qu’une réduction des horaires d’exploitation ou une suspension temporaire de l’autorisation.

En cas d’infractions répétées ou graves, l’autorisation d’exploitation de la terrasse estivale peut être retirée, avec l’obligation de la démonter immédiatement.

FAQ – Terrasse estivale à Paris en 2026

Faut-il une autorisation pour installer une terrasse estivale à Paris ?

Oui. Toute installation d’une terrasse estivale sur le domaine public nécessite une autorisation préalable délivrée par la Ville de Paris. La demande s’effectue exclusivement en ligne via le compte « Mon Paris ». Aucune terrasse ne peut être exploitée avant la délivrance de l’arrêté municipal.

Quelle est la différence entre une terrasse annuelle et une terrasse estivale ?

La terrasse estivale est autorisée uniquement du 1er avril au 31 octobre et doit être entièrement démontée à la fin de la saison. La terrasse annuelle, quant à elle, peut être maintenue toute l’année sous réserve d’une autorisation spécifique et de conditions d’aménagement différentes.

Combien coûte une terrasse estivale à Paris ?

Le montant du droit de voirie dépend de la surface occupée, de la localisation du commerce (cinq zones tarifaires) et du type d’implantation. La redevance est due au titre de l’occupation du domaine public et fait l’objet d’une facturation par la Ville après délivrance de l’autorisation.

Quel est le délai pour obtenir l’autorisation ?

Le délai moyen d’instruction est d’environ deux mois. Il est recommandé de déposer sa demande en amont de la saison estivale afin d’anticiper les délais administratifs.

Peut-on installer une terrasse sur une place de stationnement ?

Oui, sous conditions. L’installation doit être réalisée sur un platelage conforme, avec des barrières ajourées et le respect des règles de sécurité. Les places réservées (PMR, taxis, livraisons, etc.) ne peuvent pas être occupées.

Les librairies et commerces non alimentaires peuvent-ils installer une terrasse estivale ?

Les librairies et disquaires sont éligibles au dispositif. Les hôtels et établissements culturels peuvent également en bénéficier s’ils disposent d’un espace de restauration intérieur.

Peut-on diffuser de la musique sur une terrasse estivale ?

Non. La diffusion de musique extérieure est interdite. Le commerçant doit veiller à limiter les nuisances sonores, notamment en soirée, afin de respecter la tranquillité des riverains.

Que risque-t-on en cas de non-respect de la réglementation ?

En cas d’infraction, un avertissement peut être adressé. Des amendes pouvant aller de 68 € à 500 € peuvent être appliquées. En cas de manquements répétés ou graves, l’autorisation peut être suspendue ou retirée.

Proposer un espace extérieur à ses clients constitue un véritable atout commercial, en particulier durant la saison estivale. L’installation d’une terrasse sur le domaine public suppose toutefois le respect rigoureux du cadre réglementaire en vigueur.

Avant toute mise en place, il est essentiel de se renseigner sur les règles applicables dans son arrondissement, de préparer un dossier complet et conforme, puis d’exploiter la terrasse dans le respect des horaires et des prescriptions du Règlement des Étalages et Terrasses. En cas de doute sur l’interprétation d’une disposition ou sur la conformité d’un aménagement, il est recommandé de se rapprocher des services compétents.

Une exploitation responsable permet de concilier dynamisme économique et qualité de vie urbaine. C’est cet équilibre qui permet aux commerçants, aux clients et aux riverains de profiter pleinement de l’ambiance estivale à Paris, dans un cadre partagé et apaisé.

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