En avril 2026, 9 725 locaux en rez-de-chaussée sont recensés comme vacants, soit 621 de plus qu’en 2023. Le taux de vacance atteint ainsi 11,7 %, contre 10,9 % trois ans auparavant.
Ce chiffre inclut néanmoins les locaux en travaux au moment de l’enquête. Au nombre de 1 402, ils représentent 14 % des locaux vacants. En les excluant, le taux de vacance s’établit à 10 %.
Les écarts restent importants entre les arrondissements : le taux varie de 7,3 % dans le 16e à 15,6 % dans le 2e. Dans ce dernier, le quartier du Sentier demeure notamment marqué par le départ des commerces de gros. La vacance recule cependant dans cinq arrondissements : les 1er, 6e, 8e, 9e et 16e.
Des actions pour préserver les commerces de proximité
L’enquête rappelle les différents leviers mobilisés à Paris pour soutenir la diversité commerciale. Environ 37 000 commerces se situent sur des linéaires bénéficiant de protections commerciales, soit 61 % des commerces parisiens. Le taux de vacance y est de 9,8 %, inférieur à la moyenne de la capitale.
L’intervention de Paris Commerces complète ces protections. Depuis 2004, près de 550 commerces de proximité se sont installés ou ont maintenu leur activité grâce à l’action de la SEM Paris Commerces, qui acquiert des locaux pour y accueillir des commerçants et artisans indépendants à des loyers compatibles avec leur activité.
Le GIE Paris Commerces intervient, quant à lui, pour remettre en location les locaux vacants des bailleurs sociaux. Entre 2017 et 2025, il a reloué 1 648 locaux, contribuant à l’installation d’activités de proximité dans les quartiers parisiens.
Ces premiers résultats seront complétés par un rapport détaillé de l’Apur, dont la publication est annoncée pour décembre 2026.