À partir d’une enquête qualitative puis d’une enquête quantitative menée auprès de plus de 500 commerçants dans plusieurs territoires (Paris, Rouen, Marseille, Saint-Ouen), l’étude EXCOM a mis en lumière 18 externalités positives, regroupées en six grandes catégories : lien social, solidarités, vie de quartier, santé et sécurité, environnement, espace public.
Les résultats montrent que les commerçants sont, au quotidien, des créateurs de lien, des relais de solidarité, des vigies de la rue, des acteurs de l’entretien urbain et de la transition écologique. Autant de rôles informels, assumés spontanément, sans reconnaissance institutionnelle ni traduction économique.
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Cette réalité de terrain a été particulièrement incarnée lors de la première table ronde. Pour Prisca Berroche, déléguée générale de l’association La Cloche, les commerces jouent un rôle de premier plan dans la solidarité locale. « Les commerçants ne deviennent pas des acteurs de solidarité parce qu’on le leur demande. Ils le sont déjà, parce qu’ils sont en première ligne, au contact direct des situations de précarité. »
Ces pratiques, souvent invisibles, participent pourtant directement au vivre-ensemble. Nathan Stern, directeur des études d’Altavia Shoppermind, a rappelé à ce titre que « le micro-commerce est un espace de relations avant d’être un espace de transaction. C’est là que réside une grande partie de sa valeur. »
En rendant visibles ces apports, l’étude EXCOM ne crée pas une nouvelle fonction du commerce : il révèle et documente une contribution déjà à l’œuvre, mais jusqu’ici largement absente des cadres d’analyse.