Pendant des années, Christophe Canto a volé à des vitesses vertigineuses, avec un souci permanent : la sécurité. Il résume sa trajectoire avec un contraste qui, aujourd’hui, le fait sourire : celui d'être passé « de Mach 2 à 25 km/h ».
Au terme de sa carrière militaire, Christophe Canto a en effet décidé de se consacrer à une pratique qu'il affectionnait déjà, à la fois comme loisir et comme mode de déplacement principal : le vélo.
Sa méthode est la même que celle d'un pilote qui prépare une mission : se former sérieusement avant de se lancer. Il passe ainsi par l'Institut National du Cycle et du Moteur (INCM) au Bourget pour décrocher une formation de « mécanicien cycle », avec l'idée de « d’abord découvrir le métier par la technique », explique-t-il. Un prérequis, selon lui, avant d'ouvrir sa propre boutique-atelier.
Mais déjà, son projet de boutique-atelier engagée prenait vie dans son esprit. Et son entreprise, Christophe Canto souhaitait l’organiser autour de deux piliers : la vente de vélos durables, dont certains sont upcyclés, et la réparation, toujours dans une logique de durabilité.