Professeur de Français Langue Etrangère (FLE) et bénévole depuis cinq ans dans un institut de formation pour les salariés du particulier employeur, Nicolas Thomas ne se prédestinait pas à l’entrepreneuriat. Pourtant issu d’une famille de commerçants, il n’a embrassé cette voie professionnelle qu’après un parcours de vie qui l’a mené en toute logique jusqu’à cette nouvelle aventure.
« Sur mes trois enfants, l’une est atteinte du syndrome de Prader-Willi, et un autre présente des symptômes du Trouble du Spectre de l’Autisme (TSA) », confie-t-il. Alors, c’est tout naturellement qu’il a souhaité s’informer sur ces sujets, et il s’est intéressé aux jeux et jouets pour les enfants ayant des besoins spécifiques. « J’en ai parlé à ma mère, qui a une boutique de jouets sur l’Ile de Ré, reprend-t-il. Par un quiproquo, elle a cru que c’était moi qui allais ouvrir un magasin spécialisé. »
Finalement, l’idée a fait son chemin et Nicolas Thomas a décidé de se lancer. « Les enfants avec autisme ont une manière particulière de jouer, explique-t-il. Là où un enfant fera rouler une voiture, celui avec TSA s’intéressera à un élément en particulier, un détail, comme la roue qui tourne par exemple. »
Leur proposer des jouets qui répondent à leurs besoins est donc nécessaire, d’autant que le jeu constitue un formidable outil pédagogique. Il participe à leur éveil mais aussi à leur autonomie et leur prise de confiance.